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L’alliance transatlantique fait le ménage dans ses réseaux

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Département d’État des États-Unis
Bureau de la porte-parole
Fiche d’information
Le 17 octobre 2020

L’alliance transatlantique fait le ménage sur ses réseaux

 

Transatlantic clean network map

« Nous avons publié une déclaration conjointe avec l’Union européenne sur les synergies entre le Clean Network et la Boîte à outils 5G de l’UE. Puisque l’adoption de la Boîte à outils répond aux critères d’appartenance au Clean Network, les deux initiatives fonctionnent bien ensemble. Le secrétaire général adjoint de l’OTAN a également souligné qu’il était important que l’OTAN dispose d’un réseau 5G propre. J’étais heureux d’entendre cela. » 

– Le secrétaire d’État Michael R. Pompeo, le 14/10/20

« La Boîte à outils 5G sert de référence au conseil d’administration des opérateurs des télécoms, auquel il appartient de prendre les décisions relatives aux fournisseurs de 5G. S’ils choisissent un fournisseur de 5G à haut risque et qu’un problème survient, les membres du conseil d’administration pourront en être tenus responsables. »

– Le commissaire européen Thierry Breton, le 30/09/20

« Il est important que l’OTAN dispose d’un réseau 5G propre, sans aucun point de rupture, parce que la force de l’Alliance ne peut excéder celle de son maillon le plus faible. »

– Le secrétaire général adjoint de l’OTAN Mircea Geoana, le 30/09/20

« Aussi bien les pays que les entreprises ont très peur des représailles de la Chine. Mais le PCC ne peut pas lancer des représailles contre tout le monde. C’est là qu’intervient l’UE, c’est là qu’intervient l’Alliance transatlantique, c’est là qu’intervient l’OTAN. En un mot, le vent a tourné. Les pays et les entreprises comprennent à présent qu’au fond ce n’est pas une question de technologie, mais de CONFIANCE. »

– Le sous-secrétaire d’État Keith Krach, le 01/10/20

« C’est une bonne nouvelle que Berlin s’apprête à agir contre le risque de sécurité que représente le géant chinois des télécoms. »

– Comité de rédaction du Wall Street Journal, « A Huawei Turning Point », 04/10/20

Depuis que le secrétaire d’État Pompeo a présenté le Clean Network (réseau propre) et que l’Union européenne a lancé sa Boîte à outils 5G cette année, 40 pays (« Clean Countries ») et 50 entreprises des télécoms (« Clean Telcos ») ont adhéré au Clean Network, y compris certaines des plus grandes sociétés mondiales de télécommunications, comme Reliance Jio en Inde, Telstra en Australie, SK en Corée, NTT au Japon, Hrvatski en Croatie, Tele2 en Estonie, Cosmote en Grèce, Three en Irlande, LMT en Lettonie, Ziggo aux Pays-Bas, Plus en Pologne, TDC au Danemark, O2 au Royaume-Uni, Singtel, Starhub et M1 à Singapour, ainsi que toutes les sociétés majeures de télécoms du Canada, du Japon, du Luxembourg, des États-Unis et de Taïwan. Des entreprises phares du secteur comme Oracle, HP, Reliance Jio, NEC, Fujitsu, Cisco, NTT, SoftBank et VMware ont également adhéré à cette initiative et rejeté l’éventualité de passer des accords commerciaux avec les instruments d’un État chinois adepte de la surveillance, tels que Huawei, ce qui a retenu l’attention dans le monde entier.

Le commissaire européen Thierry Breton ainsi que le sous-secrétaire Keith Krach ont intégré la Boîte à outils 5G de l’UE au Clean Network et publié une déclaration conjointe soulignant leur engagement aux principes communs de la sécurité relative à la 5G ainsi que les synergies existant entre la Boîte à outils 5G de l’UE et le Clean Network. Le secrétaire général adjoint de l’OTAN, M. Geoana, a lui aussi insisté sur la nécessité d’un réseau 5G sûr pour l’OTAN, faisant remarquer que 25 des 30 pays de l’OTAN s’étaient engagés à devenir des Clean Countries (pays propres).

Actuellement 25 Alliés de l’OTAN se sont engagés à être des Clean Countries sur les deux rives de l’Atlantique, se joignant à ce mouvement fort qui entend ne donner accès aux réseaux 5G qu’à des fournisseurs de confiance.

Entre le 21 septembre et le 4 octobre 2020, le sous-secrétaire d’État Keith Krach s’est rendu dans huit pays européens, se rendant notamment au siège de l’UE et à celui de l’OTAN pour aborder l’élan de plus en plus fort vers une infrastructure 5G propre et l’objectif consistant à bâtir un Clean Network transatlantique.

Après des consultations approfondies auprès de responsables gouvernementaux et de PDG du secteur privé de toute l’Europe, il est à présent indéniable que l’Alliance transatlantique est au diapason en matière de sécurité de la 5G.

Le Clean Network et la Boîte à outils 5G de l’UE ont ouvert la voie afin de protéger la vie privée des citoyens, la propriété intellectuelle des entreprises et la sûreté nationale des pays contre les intrusions agressives d’acteurs malveillants tels que le Parti communiste chinois ainsi que ses instruments de surveillance et de collecte des données, comme Huawei.

Évolutions clés en faveur d’un Clean Network transatlantique

  • Union européenne : Le sous-secrétaire Keith Krach et le commissaire européen Thierry Breton ont publié une déclaration conjointe soulignant leur engagement aux principes communs de sécurité relative à la 5G ainsi que les synergies existant entre la Boîte à outils 5G de l’UE et le Clean Network. Ils ont exhorté toutes les parties prenantes à évaluer soigneusement l’impact à long terme que peut avoir le fait de donner aux fournisseurs « à haut risque » un accès – direct ou indirect – à leurs réseaux 5G lors de la mise en place de leurs infrastructures et services de télécommunications. La Boîte à outils sert de référence au conseil d’administration des opérateurs européens des télécoms, auquel il appartient de prendre les décisions relatives aux fournisseurs de 5G. S’ils choisissent un fournisseur de 5G à haut risque et qu’une infraction survient, a souligné le commissaire européen, les membres du conseil d’administration pourront en être tenus responsables.

Le sous-secrétaire d’État Keith Krach et le commissaire Thierry Breton ont encouragé tous les pays à se joindre au Clean Network, soit en adoptant la Boîte à outils 5G de l’UE, soit en mettant en place des réglementations ou des normes faisant en sorte que seuls les fournisseurs de confiance seront admis sur leurs réseaux 5G. La Boîte à outils définit plus précisément les critères à appliquer et propose des mesures claires permettant d’éviter d’employer des fournisseurs « à haut risque » sur le réseau, entre autres le réseau d’accès radio.

  • OTAN : Le secrétaire général adjoint de l’OTAN, Mircea Geoana, a souligné qu’il était important que l’OTAN dispose d’un Clean Network 5G sûr, sans aucun point de rupture, parce que la force de l’Alliance ne peut excéder celle de son maillon le plus faible. Il est essentiel – en temps de guerre et en temps de paix – de garantir que les infrastructures 5G civiles des pays Alliés de l’OTAN soient sûrs et d’éviter une situation dans laquelle certains Alliés emploieraient des fournisseurs de confiance et d’autres, des fournisseurs « à haut risque ». Le secrétaire général adjoint Geoana a fait remarquer que 25 pays de l’OTAN s’étaient engagés à devenir des Clean Countries (pays propres). Il a applaudi la déclaration conjointe euro-américaine sur les synergies entre le Clean Network et la Boîte à outils 5G de l’UE.
  • Allemagne : Le pays s’est engagé à mettre en œuvre la Boîte à outils 5G de l’UE. Les médias allemands ont révélé qu’une réglementation fédérale visant à exclure les fournisseurs 5G « à haut risque » était en bonne voie.
  • Luxembourg : Toutes les sociétés de télécommunications sont désormais propres (Clean Telcos).
  • Belgique : Comme l’a rapporté Reuters, « Huawei [est] évincé du cœur de l’UE alors que Nokia remporte les contrats belges de 5G ». La Belgique est désormais un pays propre (Clean Country).
  • Estonie : Le sous-secrétaire Krach a rencontré la présidente estonienne Kersti Kaljulaid ainsi que le ministre des Affaires étrangères Urmas Reinsalu. Applaudissant l’initiative Clean Path, ils ont exprimé le ferme engagement de l’Estonie envers la mise en œuvre de la Boîte à outils 5G de l’UE.

Le ministre des Affaires étrangères et le sous-secrétaire d’État étaient tous deux convaincus de l’importance de l’emploi de fournisseurs de confiance afin de s’assurer que les technologies de nouvelle génération, les données et la propriété intellectuelle soient protégées pour ne pas être volées ou manipulées par des acteurs malveillants. Ils ont mis l’accent sur un point de vue qu’ils partagent : la nécessité d’un canal de communication 5G distinct à l’usage des représentations diplomatiques des États-Unis, sécurisé de bout en bout et qui n’emploie aucun équipement de transmission, contrôle, calcul ou stockage provenant de fournisseurs non dignes de confiance. Le ministre des Affaires étrangères, M. Reinsalu, a affirmé que l’Estonie considérait que l’initiative Clean Path 5G se situait dans la continuité du travail de promotion de la mise en œuvre des Propositions de Prague et des bonnes pratiques de sécurité en matière de développement numérique, auxquelles adhère l’Estonie.

  • Autriche : Le sous-secrétaire Krach et la ministre fédérale autrichienne Elisabeth Köstinger ont discuté de la possibilité de faire passer le partenariat américano-autrichien à l’étape supérieure dans de multiples domaines de collaboration économique, en protégeant la 5G des fournisseurs « à haut risque » grâce au Clean Network et à la Boîte à outils 5G de l’UE, en garantissant des pratiques professionnelles propres ainsi qu’en montant et finançant des projets d’infrastructure certifiés par le Blue Dot Network.
  • Espagne : Le pays s’est engagé à mettre en œuvre la Boîte à outils 5G de l’UE.
  • Portugal : Le pays s’est engagé à mettre en œuvre la Boîte à outils 5G de l’UE.
  • République slovaque : Le pays s’est engagé à signer une déclaration conjointe sur la sécurité relative à la 5G.
  • Slovénie : Le pays a signé une déclaration conjointe sur la sécurité relative à la 5G.
  • Albanie : Lors d’une conférence de presse conjointe au côté du sous-secrétaire Krach, le Premier ministre albanais Edi Rama a déclaré : « L’Albanie estime que son rôle dans la région n’est pas seulement un rôle constructif dans l’établissement de la paix et le renforcement du dialogue, mais aussi un rôle actif dans le cadre de l’initiative Clean Path 5G. » En plus de l’engagement de l’Albanie envers cette initiative, le sous-secrétaire Krach et la ministre des Finances albanaise Anila Denaj ont signé un mémorandum de coopération économique, ouvrant la voie à un protocole d’entente sur la sécurité relative à la 5G.

Citations notables :

  • Financial Times, 30/09/20 : « Les mesures prises par l’Allemagne sont en passe d’exclure Huawei du déploiement de la 5G. »
  • The Wall Street Journal, 04/10/20 : « Berlin a décidé de s’attaquer prochainement aux risques que le géant chinois des télécoms représente pour la sécurité de l’Allemagne. Le cabinet de la chancelière allemande Angela Merkel est, dit-on, en train de préparer une législation qui pourrait progressivement réduire la coopération avec Huawei en tant que fournisseur principal des réseaux 5G en Allemagne. Même si le projet de loi ne cherche pas à la bannir complètement, il en découlerait que la société chinoise serait coupée des réseaux allemands. »
  • Handelsblatt, 01/10/20 : « Les fournisseurs chinois de 5G ne sont pas dignes de confiance dans le contexte des conditions politiques qui règnent actuellement en Chine – c’est aussi simple que ça. »
  • Reuters, 09/10/20 : « Huawei [est] évincé du cœur de l’UE alors que Nokia remporte les contrats belges de 5G. [La Belgique], qui abrite l’OTAN et l’UE, dépendait à 100 % des fournisseurs chinois pour ses réseaux radio – et les personnes travaillant à [l’OTAN et l’UE] passaient des appels de téléphonie mobile sur ces réseaux. »
  • Aguajero, 02/10/20 : « L’Espagne va dans le bon sens […], elle va exclure ses fournisseurs à haut risque. »
  • Radio 5 (Espagne), 02/10/20 : « Les États-Unis ont réussi à convaincre les principaux pays européens d’empêcher que Huawei soit chargé de la mise en œuvre de la 5G sur leur territoire. »
  • Expresso (Portugal), 03/10/20 : « Le Portugal va se doter d’une loi obligeant les sociétés de télécommunications à prouver qu’elles sont sûres. » 
  • Gazeta Shqiptare, 03/10/20 : « L’Albanie s’est jointe à la vague de la 5G propre. »

Le vent a tourné en Europe pour ce qui est de la 5G : l’Alliance transatlantique est en train de sécuriser ses informations les plus sensibles en les protégeant des acteurs malveillants tels que le Parti communiste chinois et l’État qu’il gouverne, adepte de la surveillance. La grande majorité des pays de l’UE, de l’OTAN et des autres pays européens sont désormais unis au sein du Clean Network transatlantique. Les États-Unis appellent tous leurs amis et partenaires à protéger leur sûreté nationale en se joignant à l’élan du Clean Network.

Pour davantage d’informations sur le Clean Network : https://2017-2021.state.gov/the-clean-network/

Pour lire la Déclaration sur l’importance du partenariat entre l’UE et les États-Unis pour la sécurité de l’infrastructure des télécommunications, publiée par le sous-secrétaire Keith Krach et le commissaire européen Thierry Breton : https://translations.state.gov/2020/10/01/declaration-sur-limportance-du-partenariat-entre-lue-et-les-etats-unis-pour-la-securite-de-linfrastructure-des-telecommunications/

Pour en savoir plus sur la diplomatie économique des États-Unis, dirigée par le sous-secrétaire d’État Keith Krach : https://2017-2021.state.gov/bureaus-offices/under-secretary-for-economic-growth-energy-and-the-environment/


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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