Département d’État des États-Unis
Michael R. Pompeo, secrétaire d’État
Le 19 octobre 2020
Les accusations pénales que le département de la Justice (DOJ – Department of Justice) et le Federal Bureau of Investigation (FBI) ont annoncées aujourd’hui contre six officiers de l’unité militaire 74 455 de la Direction principale du renseignement (GRU) de l’état-major russe mettent une fois de plus en évidence la poursuite des activités perturbatrices, destructrices et déstabilisatrices de la Russie dans le cyberespace.
Comme le DOJ et le FBI l’ont clairement indiqué, cette unité de renseignement militaire russe a déclenché certains des logiciels malveillants les plus destructeurs que le monde ait connus. La cyberattaque NotPetya de 2017, que nous avons publiquement attribuée au renseignement militaire russe, a été lancée en Ukraine et a causé des milliards de dollars de dommages en Europe, en Asie et en Amérique. L’action de la GRU a perturbé la fourniture de services d’infrastructures essentiels au public, notamment dans les secteurs des transports et des soins de santé.
Pendant ce temps, le fait que la GRU cible les Jeux olympiques d’hiver de 2018 de PyeongChang, après que la Russie a été pénalisée pour des violations de la législation antidopage, montre la volonté de la Russie d’utiliser ses cybercapacités pour s’en prendre à ceux qui la tiendraient responsable de son comportement néfaste. Une autre cyberattaque de la GRU décrite dans l’acte d’accusation a entraîné la perturbation de réseaux de distribution électrique et de services financiers essentiels en Ukraine. D’autres cyberactivités malveillantes incluses dans l’acte d’accusation visaient des organisations enquêtant sur l’empoisonnement par un agent neurotoxique de Sergueï Skripal et d’autres personnes au Royaume-Uni en 2018. Enfin, l’acte d’accusation décrit la cyberactivité malveillante de la GRU visant les entités gouvernementales et les entreprises privées en Géorgie, ainsi que les élections en France.
En résumé, ces cyberactivités témoignent d’un mépris total pour la sécurité publique et la stabilité internationale. La Russie, qui se présente comme un champion de la stabilité dans le cyberespace, est en fait l’un des plus grands perturbateurs de l’internet mondial. Nous appelons la Russie à mettre fin à son comportement irresponsable. En outre, nous appelons tous les États qui souhaitent voir une plus grande stabilité dans le cyberespace à se joindre à nous pour aider à traduire en justice les acteurs accusés aujourd’hui.
