Département d’État des États-Unis
Michael R. Pompeo, secrétaire d’État
Le 19 octobre 2020
J’ai eu l’honneur aujourd’hui de convoquer la troisième réunion de l’administration Trump du groupe de travail inter-agences du président pour surveiller et combattre la traite des êtres humains, une entité de niveau ministériel comprenant 20 agences au sein du gouvernement fédéral chargées de coordonner les efforts des États-Unis pour combattre toutes les formes de traite des êtres humains. Le secrétaire adjoint Biegun et la conseillère du président Ivanka Trump se sont joints à moi.
Les membres du groupe de travail ont souligné le ferme engagement de l’administration à combattre la traite des êtres humains, ont commémoré le 20 e anniversaire de la loi Trafficking Victims Protection Act promulguée en 2000 pour la protection des victimes de traite, se sont engagés à tirer parti des 20 années de progrès du programme de lutte contre la traite et ont abordé les principales initiatives du département d’État. Cette année, le prix présidentiel pour les efforts extraordinaires visant à combattre la traite des êtres humains a été présenté à A21 Caroline du Nord pour ses travaux visant à réduire la vulnérabilité et à fournir un suivi essentiel aux survivants, et à la nation Navajo pour son leadership en matière de prévention et de lutte contre la traite des êtres humains dans les communautés autochtones.
Nos partenaires de la société civile ont signalé que les foyers d’hébergement avaient réduit leurs services, que les gouvernements avaient réorienté leurs ressources au profit d’interventions en riposte à la COVID-19, que des frontières avaient été fermées, que les économies avaient ralenti de manière spectaculaire et que les trafiquants avaient profité des restrictions attribuables à la COVID-19 pour tirer encore davantage profit du trafic sexuel et du travail forcé. En réponse à l’impact de la COVID-19 sur les efforts pour combattre la traite des êtres humains à travers le monde, le département d’État avait annoncé plus tôt cette année, un concours de projets ouvert sur un an afin de répondre à cet impact et soutenir les interventions gouvernementales. Dans les prochains mois, cette initiative fournira jusqu’à 3,5 millions de dollars en fonds pour l’aide extérieur en vue de soutenir les organisations exerçant leurs fonctions dans des environnements en évolution rapide et de faire face aux impacts à court et moyen terme de la COVID-19.
L’implication des survivants continue à être le principe au cœur de l’approche du gouvernement fédéral et du département d’État dans le combat contre la traite des êtres humains. Depuis que nous avons établi le Réseau des consultants experts en traite des êtres humains, il y a 2 ans, des experts ont conseillé le département sur plus de 20 cas, nous ont donné des informations sur près de 50 millions de dollars en nouveaux investissements mondiaux et ont contribué au Rapport 2020 sur la traite des êtres humains. Nous nous réjouissons de l’appui du réseau en faveur de notre riposte à la COVID-19 dans l’année à venir.
Le plus vaste programme du département d’État contre la traite des personnes (le programme visant à mettre fin à l’esclavage moderne) a fait un pas en avant pour nous aider à comprendre la magnitude de la traite des êtres humains. Lors de la réunion, j’ai fait savoir que le département [d’État] et l’université de Géorgie avaient organisé un forum cette année pour évaluer la prévalence de la traite des êtres humains dans six pays à travers le monde. En regroupant ce que nous avons appris de ces études, nous pourrons identifier les stratégies les plus efficaces pour établir des estimations de la traite des êtres humains par secteur et zone géographique limitée.
Enfin, le département [d’État] continuera à condamner fermement la pratique flagrante du travail forcé par le parti communiste chinois, parmi d’autres violations des droits de l’homme, dans le cadre de sa campagne de répression à l’encontre des Ouïghours et de membres d’autres groupes minoritaires ethniques ou religieux dans le Xinjiang et à travers la Chine. En réponse, les États-Unis ont imposé des restrictions de visas à des représentants du gouvernement de la république populaire de Chine et du parti communiste chinois considérés responsables de ces horribles abus des droits de l’homme, ont établi des coalitions par le biais de plateformes comme l’Assemblée générale des Nations unies, et ont publié le Conseil aux entreprises en matière de chaîne d’approvisionnement dans le Xinjiang. Tant que le parti communiste chinois continuera de commettre de tels abus, nous continuerons à travailler avec les industries, les défenseurs du droit du travail et les autres gouvernements afin d’attirer l’attention sur la question et de faire pression sur le gouvernement pour qu’il mette immédiatement fin à sa politique inacceptable en matière de travail forcé.
Cette administration est déterminée à mettre un terme à la traite des êtres humains dans le monde. Ce crime épouvantable ne peut pas continuer à menacer la sécurité des communautés et des personnes, et nous poursuivrons nos efforts afin d’en venir à bout.
